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Vendredi 11 Juin 2010
Analyses
Bons baisers d'Afrique du Sud ! (communiqué de la Fondation Scelles)A quelques jours de la compétition, la Fondation Scelles et l'ACPE se mobilisent ! "La prostitution arrivera, on peut rien y faire" a déclaré le secrétaire général de la FIFA. La Fondation regrette que la seule réponse du gouvernement sud-africain ait été de demander à la communauté internationale un milliard de préservatif. (Communiqué de presse de la Fondation Scelles)Par Erwan Quinio
Nous rappelons que l'Afrique du Sud est :
- un des pays où le taux de séropositivité est le plus élevé au monde : 5 millions de personnes séropositives dont 45 à 50% chez les personnes prostituées, - un carrefour des trafics d'êtres humains à des fins d'exploitation sexuelle, - une destination du tourisme sexuel dont les enfants sont la cible privilégiée.(30 000 enfants se prostitueraient, la moitié d'entre eux aurait moins de 15 ans) 500 000 supporters attendus... combien de clients ? Au-delà de l'afflux déjà constaté des personnes prostituées venues du monde entier, au-delà du risque sanitaire, s'ajoute le problème de la prostitution des mineurs. Considérés comme des sujets moins à risque dans un pays où 16% de la population est séropositive, ils seront les premières victimes. A cette occasion, de nombreux enfants vont être prostituées pour la première fois, certains contraints et forcés, d'autres vendus par leur famille, d'autres encore attirés par la manne financière qu'engendre l'événement. La Fondation Scelles et l'ACPE réaffirment que la prostitution est une atteinte aux droits fondamentaux et dénoncent la responsabilité du client, acteur à part entière du système de violences vécues par les personnes prostituées, qu'elles soient majeures ou mineures. SANS CLIENT, PAS DE PROSTITUTION La loi d'extraterritorialité du 4 février 1994 et révisée le 17 juin 1998, permet de poursuivre un résident et/ou un ressortissant français pour des faits d'abus sexuels commis sur des mineurs à l'étranger. Les peines encourues sont sévères et peuvent aller jusqu'à 10 ans d'emprisonnement et 150 000 € d'amende (Article 225-4-1 du Code Pénal).
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