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Mardi 19 Mai 2009
Analyses
La morosité du débat européen n'a pas de frontière
A la différence du débat européen en lui-même, qui dépasse rarement les frontières nationales, sa morosité se propage sur l'ensemble du Continent, peut importe s'il s'agit de nouveaux pays membres ou des "Fondateurs".
Comment expliquer le fait que dans certains Etats, les débats débutent que moins de 20 jours avant les élections européennes? Comment comprendre tous ces jeunes européens qui non seulement se désintéressent de la construction européenne mais en plus s'estiment eurosceptiques et ne font plus confiance?
Les raisons sont souvent présentées comme multiples et pour autant ce n'est pas le cas. Les hommes politiques, de tous bords, doivent parler de choses concrètes, de problèmes réels. La relance d'Erasmus, l'impossibilité pour certains de réaliser leur rêve d'une vie autonome, l'extrême difficulté pour d'autres... (Trafic d'êtres humains, enjeux environnementaux, amélioration des conditions de vie des jeunes Roms...)
N'avons-nous rien à construire à 27? Le fort intérieur de ses futurs "bâtisseurs" d'une Europe élargie reste intact face à la superficialité des débats, Il est temps de réagir et d'apporter une couche de couleurs plus vives à ce qu'on aime bien dénommer: "l'avenir européen"
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