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  <title>Génération112</title>
  <description><![CDATA[Site de l'association européenne Génération112, l'Euro-démocratie en Action. Site de débats, d'actualités européennes et de projets. Visitez-le!]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2012-02-07T06:52:00+01:00</dc:date>
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   <title>Génération112</title>
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   <title>Santiago Fisas Ayxela : "le monde du sport demande à l’Europe de prendre des mesures"</title>
   <pubDate>Sun, 05 Feb 2012 16:59:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rémi Praud</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Entretiens]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Depuis l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, le Sport est désormais une compétence de l'Union européenne. Pourtant les domaines d'action sont encore un peu flou et le financement minimal. Santiago Fisas Ayxela, député européen espagnol (PPE), en charge du dossier, a accepté de répondre à nos questions.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.generation112.eu/photo/art/default/3777346-5627935.jpg" alt="Santiago Fisas Ayxela : "le monde du sport demande à l’Europe de prendre des mesures"" title="Santiago Fisas Ayxela : "le monde du sport demande à l’Europe de prendre des mesures"" />
     </div>
     <div>
      <strong>Le Sport est une compétence de l'Union européenne depuis l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne. En quoi l’UE a une valeur ajoutée dans ce domaine ?</strong> <br />  En tous les cas, la subsidiarité s’applique, et dans le domaine du sport ce sont les Etats membres et les fédérations qui sont compétentes. Mais il est vrai que dans certains domaines, le monde du sport demande à l’Europe de prendre des mesures, comme, par exemple, dans le cadre de la lutte contre le trafic de produits dopants, en faisant de la fraude sportive un délit, sur la protection des mineurs, en contrôlant les activités des agents sportifs etc. <br />   <br />  <strong>Que pensez-vous de l'annonce faite par la Commission européenne de créer un programme Sport, dans le cadre du programme "Erasmus pour tous" et de le doter de 30 millions d'euros? Quelles sont les actions que l'UE devrait soutenir en priorité ?</strong> <br />  Selon moi, le terme “Erasmus” devrait continuer à être utilisé comme jusqu’à aujourd’hui : pour les échanges de jeunes. Je crois que cet argent pour le sport devrait être utilisé pour soutenir l’organisation de la Journée Européenne du Sport, pour les Capitales Européennes du Sport, la protection des sports traditionnels, etc. Je pense qu’il est très important de pouvoir utiliser les fonds structurels pour des projets sportifs, car le montant le plus élevé de fonds que nous pouvons mobiliser pour des infrastructures sportives se trouve dans les fonds structurels. <br />   <br />  <strong>Comment s'organise la coopération sur les questions de Sport avec le Conseil de l'Europe, très actif sur ces questions ? N'y a t il pas risque de doublon, si chacun veut s'arc bouter sur ses prérogatives au lieu de travailler en commun ? De même quelles sont les relations avec les instances sportives telles que le CIO, l’UEFA etc.</strong> <br />  Je crois fermement à la coopération entre institutions, chacune d’elles ayant ses propres compétences, et il est bien sûr très important de maintenir un dialogue étroit avec ces institutions comme l’UEFA, les comités olympiques, les associations de sportifs, etc. <br />   <br />  <strong>Sur des grands sujets comme le dopage, le racisme, la violence dans les stades, l’impact social du Sport, est-ce que l’UE est prête à s’engager et aura les moyens de le faire ?</strong> <br />  C’est sur ces sujets que vous mentionnez que l’UE devrait être impliquée, en créant par exemple une base de donnée européenne afin de partager des informations et améliorer la coopération, en soulignant l’impact social du sport et son importance pour la santé et pour l’intégration sociale et, surtout, en demandant aux Etats membres d’adapter leur législation et, si nécessaire, de créer les mêmes délits pour le trafic de produits dopants que pour les drogues. Comme je l’ai déjà dit, faire de la fraude sportive un délit pour combattre les paris illégaux est aussi très important. <br />   <br />  <strong>Le Sport est souvent décrit comme un facteur fédérateur dans une société. En ces temps de crise, alors que certains sportifs touchent des salaires indécents, que des intérêts financiers démesurés entrent en ligne de compte, est-ce que l’Union n’aurait pas intérêt à réguler les choses dans ce domaine ?</strong> <br />  Nous vivons dans une économie de marché et il est difficile de fixer des limites aux salaires. Je crois à la transparence financière des clubs, des agents et des sportifs, et les Etats membres devraient prendre des mesures correspondantes (via des taxes) en ce sens. En tous les cas, le Parlement européen a confié à Jean-Luc Dehaene une étude sur le financement des gros clubs. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <title>Quand une interdiction de voyager n’interdit rien...</title>
   <pubDate>Sun, 05 Feb 2012 15:55:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Louise Hogan</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Magazine]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Anatoli Koulechov, ministre de l'Intérieur de la Biélorussie s'est rendu en France, la semaine dernière, au siège d'Interpol pour signer un accord avec la force de police internationale. Jusqu'ici, rien d’extraordinaire, après tout selon une porte-parole d'Interpol, la nature de l’agence est de "promouvoir la coopération policière internationale". Mais pourquoi coopérer avec une force de police qui est accusée de corruption et de graves violations des droits de l’homme ? Et pourquoi Koulechov a été autorisé à voyager en France, alors qu’il est soumis à une interdiction de voyager au sein de l'UE, depuis l'année dernière, en raison d'allégations de torture?     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.generation112.eu/photo/art/default/3777163-5627328.jpg" alt="Quand une interdiction de voyager n’interdit rien..." title="Quand une interdiction de voyager n’interdit rien..." />
     </div>
     <div>
      Interpol fonctionne comme un territoire international souverain, similaire au Vatican, étant en droit d'inviter toute personne qui il juge bon d’inviter. Toutefois, afin de se rendre au siège d'Interpol à Lyon, Koulechov a dû obtenir un visa de voyage français. Malgré les protestations envers l'Etat français concernant la délivrance du visa, Free Belarus Now, une organisation de coordination pour les dissidents biélorusses principalement en exil, y a vu une opportunité et a réclamé au ministère français de la Justice l'arrestation de Koulechov pour violations de la convention des Nations Unies contre la torture. Les autorités françaises n’ont pas répondu à la demande. <br />   <br />  <strong>INTERPOL, UNE LOI EN SOI</strong> <br />   <br />  L'interdiction de voyager émise contre Koulechov, et plus de 200 autres personnalités du régime du président Loukachenko, remonte au mois de janvier 2011, suite à la répression brutale de manifestants protestant contre le résultat des élections présidentielles et des fraudes dont elles seraient entachées. <br />  La Biélorussie est régulièrement définie comme la "dernière dictature d'Europe". Le Président en place depuis trois mandats, Alexandre Loukachenko, étouffe les dissidences, <a class="link" href="http://www.hrw.org/world-report-2012/world-report-2012-belarus" onclick="window.open(this.href,'_blank');return false;">emprisonnant régulièrement les opposants politiques, les défenseurs des droits de l’homme et les journalistes indépendants</a>  au nom de chefs d’accusation montés de toutes pièces. Les procès des dissidents politiques se tiennent à huis clos et les accusés se voient généralement refuser l’aide d’un avocat, <a class="link" href="http://www.amnesty.org/fr/region/belarus/report-2011" onclick="window.open(this.href,'_blank');return false;">selon Amnesty International</a>. Beaucoup d'opposants au régime ne sont pas jugés ; ils sont simplement arrêtés par la police et disparaissent dans le système carcéral. La <a class="link" href="http://www.unhcr.org/cgi-bin/texis/vtx/refworld/rwmain/opendocpdf.pdf?reldoc=y&amp;amp;docid=4f1d51ed2" target="_blank">torture </a>y serait généralisée. <br />   <br />  <strong>AMELIORER LES CAPACITES D'UN ETAT POLICIER</strong> <br />   <br />  Mis à part le malaise éthique à propos de la visite de Koulechov, les répercussions concrètes sont graves. Le Secrétaire général d'Interpol <a class="link" href="http://www.interpol.int/fr/Internet/Centre-des-m%C3%A9dias/Nouvelles-et-communiqu%C3%A9s-de-presse/2012/PR006" onclick="window.open(this.href,'_blank');return false;">Ronald K. Noble, a déclaré</a>  : "En communiquant à INTERPOL d’importantes informations liées à des faits criminels et en reconnaissant le passeport INTERPOL, le Bélarus renforce la sécurité non seulement de son pays et de ses citoyens mais aussi de l’ensemble des 190 pays membres d’INTERPOL". Noble lie aussi et par la même occasion cet accord à la menace terroriste mondiale. Mais comment le partage d’informations avec les autorités biélorusses pourrait améliorer la sécurité des citoyens biélorusses ? La Biélorussie est essentiellement un état policier. Aujourd’hui, il peut non seulement continuer à l’être mais il dispose désormais de capacités et de ressources accrues. L'argument selon lequel une meilleure formation de la police garantirait de meilleures conditions politiques est malhonnête à l'extrême, l'issue la plus probable est que les autorités biélorusses seront mieux formées et équipés pour appréhender ceux qui s'opposent au régime, grâce à une technologie améliorée et les informations qu’Interpol fournira. <br />   <br />  <strong>UN VOILE DE LEGITIMITE</strong> <br />   <br />  En décembre dernier, Ales Michalevitch a été arrêté à l'aéroport de Varsovie en route pour Londres, à la demande des autorités biélorusses qui avaient utilisé les services d’Interpol afin d'émettre un mandat d'arrêt. Michalevitch a été l'un des hommes politiques qui ont osé s'opposer à Loukachenko à l’occasion de l'élection présidentielle de 2010, dont les observateurs internationaux ont critiqué la tenue. Suite à de grandes manifestations contestant les résultats, Michalevitch et d’autres candidats ont été arrêtés pour incitation à des émeutes de masse. Pendant son incarcération, il affirme avoir été torturé. Une fois libéré, il a immédiatement fuit vers la République tchèque, où il a obtenu l'asile politique. Le gouvernement polonais, parmi les plus critiques vis-à-vis du&nbsp; gouvernement biélorusse, a arrêté Michalevitch uniquement parce que le mandat avait été publié par Interpol. Dès qu'ils ont réalisé la réalité de la situation, ils ont immédiatement relâché Michalevitch et lui ont permis de voyager vers Londres, où il a rencontré des responsables du gouvernement britannique pour discuter de la situation politique en Biélorussie. <br />  Ce qui est arrivé à Michalevitch est un exemple du voile de légitimité que Loukachenko et ses sbires peuvent désormais mettre en oeuvre afin d’étouffer l'opposition politique dans leur pays, grâce à la coopération d'Interpol. <br />   <br />  Suite à la controverse concernant l'interdiction de voyager de Koulechov, les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne ont annoncé qu'ils avaient convenu d'élargir le champ des sanctions de l'UE contre la Biélorussie. Le geste apparaît plus symbolique qu'autre chose, car aucune nouvelle personne ou société n’a été ajoutée à la liste des personnes visées par des sanctions. Cette décision apparaît comme étant simplement une promesse que dans les prochains mois un nombre "substantiel" de personnes devraient faire face à des répercussions pour leurs actions en Biélorussie. Aucun détail n'a été donné quant à "l'élargissement du champ" des sanctions existantes et ce que cela entraînerait&nbsp; en réalité. Compte tenu de l’accueil diplomatique dont Koulechov a bénéficié, l'opposition politique biélorusse et les défenseurs des droits de l’homme emprisonnés ne devraient pas nourrir trop d'espoirs vis-à-vis de l'UE ou d’Interpol. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>http://www.generation112.eu/Quand-une-interdiction-de-voyager-n-interdit-rien_a462.html</link>
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   <title>Christian Wenning : Les fédéralistes européens sur un chemin de crête</title>
   <pubDate>Thu, 02 Feb 2012 21:48:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Erwan Quinio et Anne-Sophie Michel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Est-Ouest, balle au centre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   A l'heure de la crise, de la révision des traités européens, qui laisse sur le bas côté le Royaume-Uni et la République tchèque, quelles sont l'analyse et les réponses proposées par les fédéralistes européens ? Eléments de réponse dans cette 11ème émission de la saison 3 de "Est-Ouest, balle au centre".     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.generation112.eu/photo/art/default/3763938-5600924.jpg" alt="Christian Wenning : Les fédéralistes européens sur un chemin de crête" title="Christian Wenning : Les fédéralistes européens sur un chemin de crête" />
     </div>
     <div>
      25 des 27 dirigeants européens viennent d'adopter à Bruxelles un nouveau pacte de discipline budgétaire. Une respiration ou une occasion manquée ? Telle est la question. La réponse nous intéresse, celle des fédéralistes en particulier. <br />  &nbsp; <br />  Riche d'une longue histoire, de contributions et de livres qui font date dans l'histoire européenne, les fédéralistes sont à l'avant garde pour les uns, utopistes pour certains et disons-le, les fossoyeurs de l'idée européenne pour les souverainistes. <br />  &nbsp; <br />  Alors que les dirigeants européens semblent tétanisés après les revers redoutables essuyés lors des derniers referendums, que le&nbsp; sentiment diffus - mais tendance - de repli est palpable aux quatre coins de l'Europe, que nous proposent les fédéralistes de novateur pour sortir le projet européen du marasme actuel ? Quel est leur lecture et leur vision de l'Europe ? <br />  &nbsp; <br />  Nous avons donc choisi d'intituler cette troisième émission de l'année 2012 : "Les fédéralistes européens sur un chemin de crête". <br />  &nbsp; <br />  Notre invité, <strong>Christian Wenning</strong>, Secrétaire Général de l'Union des Fédéralistes Européens. Il fait partie de la nouvelle génération des fédéralistes partis à la reconquête d'un idéal et d'un rêve européen. <br />   <br />   <br />  <em>Une émission enregistrée à Bruxelles et présentée par Erwan Quinio et Anne-Sophie Michel.</em> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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	&nbsp;</div>

     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.generation112.eu/downloads/" onclick="window.open(this.href,'_blank');return false;">Téléchargez l'émission en podcast</a>  <br />   <br />  <a class="link"  href="http://www.generation112.eu/Est-Ouest-balle-au-centre_r51.html">Retrouvez l'ensemble des émissions Est-Ouest, balle au centre</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Elargissement de l’UE, déni de démocratie ?</title>
   <pubDate>Tue, 31 Jan 2012 15:54:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rémi Praud</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Edito]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C’est la dernière ligne droite pour la Croatie avant d’intégrer officiellement l’Union européenne. Deuxième de l’échappée balkanique derrière la Slovénie, le voisin croate a passé l’obstacle du référendum le 22 janvier dernier et la voie semble dégagée pour devenir le 28ème Etat membre de l’Union européenne le 1er juillet 2013.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.generation112.eu/photo/art/default/3751884-5580027.jpg" alt="Elargissement de l’UE, déni de démocratie ?" title="Elargissement de l’UE, déni de démocratie ?" />
     </div>
     <div>
      La route fut longue et semée d’embuches. Un peu plus de six années de négociations, chapitre par chapitre, ont été nécessaires avant de pouvoir signer le 9 décembre 2011 le traité d’adhésion. Entre la signature du texte et le référendum, à peine six semaines dont la trêve de Noël. Autant dire rien. Les principaux partis politiques croates, SPD (le Parti Social Démocrate au pouvoir depuis peu) et HDZ (Union Démocratique Croate, chef de file de l’opposition et à la tête du pays de 2003 à 2011) en tête, se sont retrouvés sur la base d’un objectif commun : l’adhésion à l’Union européenne. La campagne fut donc éclair, les opposants n’ayant ni les moyens, ni les relais nécessaires pour contrer l’ensemble de la classe politique « modérée » et même l’Eglise si puissante dans ce pays majoritairement catholique et très pratiquant. Le résultat est sans appel : près de deux tiers des votants ont dit oui (66,27%). Pourtant, le taux de participation fut le plus bas qui ait jamais été enregistré pour un pays souhaitant intégrer l’UE (42,5%), les eurosceptiques ayant préféré rester chez eux plutôt que de participer à un scrutin perdu d’avance. <br />   <br />  Depuis octobre 2005, et le début des négociations, le soutien populaire à l’adhésion a été une épine récurrente dans le pied du candidat croate, inquiétant en haut lieu à Bruxelles. Pourtant, à aucun moment les dirigeants croates ne se sont inquiétés. Les exemples des entrants de 2004, notamment, ont validé la stratégie du « laisser faire ». Il serait toujours temps de faire campagne se disaient-ils. En réalité ce ne fut à aucun moment réellement nécessaire. <br />   <br />  Les gouvernements successifs ont méthodiquement ignoré l’appel d’une partie de la population. Il n’a jamais été question de poser le cadre d’un débat élargi sur la question de l’adhésion, ni de faire œuvre de pédagogie sur les conséquences de l’adhésion pour le pays. Soyons clair cela n’aurait rien changé. En entamant les négociations en 2005 la Croatie mettait déjà un pied en Europe. Six ans après et la mise en œuvre des réformes nécessaires à la clôture des 35 chapitres de négociation, la Croatie avait transposé l’ensemble de l’acquis communautaire. En clair, la grande majorité de la législation croate était devenue européenne. C’est en 2005 que le débat aurait dû avoir lieu, c’est à cette époque que les croates auraient dû décider si oui ou non ils souhaitaient entamer ce processus. Le 22 janvier 2012 il était bien trop tard pour demander son avis à une population mise devant le fait accompli. <br />   <br />  Cela va donc au-delà de savoir si l’adhésion de la Croatie est une bonne ou une mauvaise chose pour le pays. Assurément, aspects positifs et négatifs auront leur place dans les premiers bilans de l’adhésion, dans quelques années. Il est ici question de démocratie, de responsabilité vis-à-vis des citoyens des pays candidats. Aujourd’hui, au Monténégro, en Serbie ou encore en Macédoine, comme hier en Croatie, la population est tenue à l’écart de la décision politique la plus importante des 20 dernières années ; ce qui aura non seulement un impact négatif à long terme au sein de ces pays mais affectera aussi durablement l’image de l’Union européenne auprès des populations. L’UE s’en passerait pourtant bien volontiers. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Haro sur le projet de nouveau traité européen !</title>
   <pubDate>Mon, 30 Jan 2012 15:56:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Anne-Sophie Michel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Edito]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne (UE) se réunissent aujourd'hui à Bruxelles pour un nouveau Conseil européen. Au menu : le projet de nouveau traité, résultat d'un engagement pris en décembre dernier par la chancelière Allemande, A. Merkel, et le président français, N. Sarkozy, rejoints par tous les Etats membres à l'exception du Royaume-Uni. Un projet de traité - qu'il faut d'ailleurs appeler accord inter gouvernemental - toujours en cours de négociation mais qui suscite de plus en plus d'oppositions: après le Parlement européen - qui a voté une résolution très critique la semaine dernière à Strasbourg- ce sont les syndicats européens qui ont lancé un appel à une journée d'action européenne le 29 février prochain, veille de la signature de l'accord.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.generation112.eu/photo/art/default/3746186-5569680.jpg" alt="Haro sur le projet de nouveau traité européen !" title="Haro sur le projet de nouveau traité européen !" />
     </div>
     <div>
      Dans leur <a class="link" href="http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=%2f%2fEP%2f%2fTEXT%2bMOTION%2bB7-2012-0011%2b0%2bDOC%2bXML%2bV0%2f%2fFR" onclick="window.open(this.href,'_blank');return false;">résolution politique</a>    les députés européens ont exprimé leurs doutes quant à la nécessité d'un tel accord. Sur le fond comme sur la forme, les critiques sont acerbes contre les dirigeants européens: les eurodéputés dénoncent le revirement de certains chefs d'Etat qui, après avoir vivement combattu le renforcement des sanctions, défendent aujourd'hui les mêmes propositions dans le cadre du nouveau traité...propositions pourtant déjà actées dans le droit, puisque faisant partie du paquet gouvernance économique, adopté en septembre dernier par le législateur européen. Ce qui fait dire à de nombreux députés, comme D. Cohn Bendit, que le traité est inutile et qu'il est tout à fait possible de prendre des mesures dans le cadre du droit existant.   <br />     <br />  Les critiques portent aussi sur l'accent donné à l'austérité: dans leur résolution, les députés appellent à une "Union tant de la stabilité que de la croissance durable". Enfin, sur la forme, les eurodéputés sont très remontés car le Parlement est largement ignoré dans le processus de négociation...ses dernières propositions n'ont pas été retenues et il n'y a pas de véritable débat ouvert pour élaborer ce projet de traité: qu'en est-il alors de la légitimité démocratique ? C'est une question que posent aussi les syndicats européens, qui ont appelé à un mouvement d'action pour protester contre un projet de traité qui enfermerait l'Europe dans l'austérité, tout en n'étant pas issu d'un processus démocratique.   <br />     <br />  Une fois n'est pas coutume, les syndicats trouvent un soutien assez inattendu du côté des agences de notation! Dans son <a class="link" href="http://www.standardandpoors.com/ratings/articles/en/us/?articleType=HTML&amp;assetID=1245327305715" target="_blank">rapport&nbsp; </a>rédigé à la suite à la dégradation des notes de plusieurs pays européens mi janvier, Standards &amp; Poors met en garde contre une révision des traités qui serait uniquement fondée sur le pilier austérité. Selon l'agence, une telle politique serait autodestructrice à terme du fait d'une baisse de la demande intérieure. S&amp;P dénonce le manque de vision des dirigeants politiques et l'accent sur l'austérité au détriment d'un programme fort et ambitieux pour renforcer la croissance des pays de l'Eurozone.   <br />     <br />  S'ils parviennent à se réunir aujourd'hui malgré la neige et la grève générale en Belgique (pour protester là encore contre l'austérité), les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE doivent entendre les critiques: ils sont attendus par tous les acteurs et citoyens européens.   <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>http://www.generation112.eu/Haro-sur-le-projet-de-nouveau-traite-europeen-_a459.html</link>
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   <title>Culture de marché, marché de la culture</title>
   <pubDate>Fri, 27 Jan 2012 15:33:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rémi Praud</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Analyses]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La Culture fait-elle encore recette ? Est-ce encore un champ que nos politiques investissent, et pour lequel ils proposent une vision de long terme ? Ces questions restent ouvertes au niveau européen, en particulier suite à la publication, fin novembre, des grandes lignes du programme européen « Europe créative » qui doit entrer en vigueur en 2014.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.generation112.eu/photo/art/default/3726666-5535556.jpg" alt="Culture de marché, marché de la culture" title="Culture de marché, marché de la culture" />
     </div>
     <div>
      <span class="link">« <a class="link" href="http://ec.europa.eu/culture/creative-europe/index_fr.htm" onclick="window.open(this.href,'_blank');return false;">Europe créative</a>  »</span> c’est donc le nom du futur programme européen pour la Culture 2014-2020, doté de près d’1,8 milliards d’euros. L’automne 2011 a, en effet, vu fleurir bon nombre de propositions de la part de la Commission européenne afin de prévoir ce que seront les politiques et programmes européens après 2013. <br />  L’Europe sera donc créative après cette date. Mais surtout elle devra être compétitive ! Tel est le programme imposé. <br />   <br />  <strong>LE PRISME ECONOMIQUE</strong> <br />   <br />  Le rôle économique de la Culture n’est pas un gros mot. La Commission le rappelle : la Culture représente environ 4,5% du PIB et 3,8% de l’emploi en Europe et a bénéficié d’une croissance moyenne de 3,5% entre 2000 et 2007 tandis que l’économie européenne globale croissait de 1%. Les politiques culturelles européennes doivent prendre en compte cet aspect économique : comment s’adapter aux changements technologiques et au passage au numérique, qui modifie considérablement la manière de travailler, comment aller à la rencontre de nouveaux publics, comment « exporter » la Culture européenne à travers le monde ? En d’autres termes comment poser les bases d’un modèle économique pérenne pour la Culture, qui fait face à une baisse des subventions publiques du fait de la crise économique actuelle ? <br />   <br />  La Commission a trouvé un moyen de répondre à l’interrogation en inversant la question : il ne s’agit plus de savoir ce que l’économie peut faire pour la Culture mais ce que la Culture peut faire pour l’économie. Faire ainsi de la Culture un vecteur de croissance et de richesse en répondant aux objectifs de la <a class="link" href="http://www.generation112.eu/La-strategie-Europe-2020-un-rendez-vous-deja-manque_a208.html" onclick="window.open(this.href,'_blank');return false;">stratégie Europe 2020</a>, proposée début 2010 et devant donner un cadre stratégique pour les dix prochaines années, avec un mot d’ordre : développer une croissance intelligente, durable et inclusive. Tout un programme. <br />   <br />  <strong>DES VALEURS OUBLIEES</strong> <br />   <br />  Dans son <a class="link" href="http://ec.europa.eu/culture/creative-europe/documents/communication_fr.pdf" onclick="window.open(this.href,'_blank');return false;">programme « Europe créative »</a>, qui traite de la Culture en général mais aussi de l’audiovisuel, la Commission européenne souhaite donc répondre à deux objectifs majeurs : protéger et mettre en valeur la diversité culturelle et renforcer la compétitivité des secteurs de la Culture et de la création. Concrètement, elle innove peu sur le contenu et les axes de financements, favorisant notamment la coopération à l’échelle communautaire, mais elle réoriente son action vers un certain type d’acteurs : les industries culturelles et créatives, plus à même de participer à l’effort de croissance que les opérateurs culturels publics ou para-publics largement subventionnés. Pour aller encore plus loin dans la logique, la Commission propose la mise en œuvre d’une « facilité financière » visant à garantir des prêts bancaires aux acteurs du secteur. En définitive, on imagine mal des opérateurs publics, au modèle économique fragile, être visés par ce genre de pratiques. Là encore il s’agit donc d’accompagner le secteur privé. Rien de bien condamnable à cela sauf que l’on oublie l’objectif premier qui sous-tendait la mise en œuvre de politiques culturelles au niveau européen : favoriser l’émergence d’une citoyenneté européenne. <br />   <br />  Comment favoriser la création d’un espace culturel commun via le dialogue culturel, la diffusion des œuvres à travers l’Europe, la mobilité des artistes etc. ? Pour finalement contribuer au renforcement du sentiment d’appartenance à un projet commun, à la mise en mouvement de valeurs communes, en somme rapprocher les peuples européens et renforcer notre identité commune. Tel était le fil rouge jusqu’ici et qui semble avoir été oublié. <br />   <br />  <strong>EUROPE 2020 : MERE DE TOUTES LES POLITIQUES</strong> <br />   <br />  La raison de cette réorientation se trouve à l’évidence dans un assèchement progressif et généralisé des financements pour des secteurs peu lucratifs et au moindre impact sur le développement économique, mais il se trouve aussi dans un combat de fond bien plus prosaïque. Celui qui oppose une Direction générale de la Commission européenne en charge de la Culture (<a class="link" href="http://ec.europa.eu/dgs/education_culture/index_fr.htm" onclick="window.open(this.href,'_blank');return false;">DG EAC</a>  ), de moindre envergure et souvent marginalisée, à des Directions générales bien plus puissantes comme la Concurrence, le Budget ou le Marché intérieur, ou même le Secrétariat général de la Commission. <br />  Comment faire valoir la pertinence d’un programme culturel dans ce rapport de force déséquilibré alors que l’existence même d’un tel programme est menacée ? La riposte est simple et de l’ordre d’un compromis faustien : mettre la Culture au service de l’économie et contenter les plus puissants, en érigeant Europe 2020 et ses aspirations de croissance au rang de cadre de pensée politique unique. <br />   <br />  <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9l%C3%A8ne_Ahrweiler" onclick="window.open(this.href,'_blank');return false;">Hélène Ahrweiler</a>  se mettant dans la peau de Jean Monnet avait dit, il y a près de 25 ans, « Si c’était à refaire je commencerais par la Culture ». Cette fausse citation, qui a pourtant été très largement reprise et commentée témoigne d’une certaine nostalgie d'une intégration européenne qui, au lieu d'avoir été bâtie à partir de l'économie, serait partie de la culture. A l’évidence, on ne crée pas une identité autour d’un marché, il faut de la substance. La Culture en est assurément l’un des composants. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
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   <link>http://www.generation112.eu/Culture-de-marche-marche-de-la-culture_a458.html</link>
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   <title>Jérémie Zimmermann : Internet, la bataille européenne aura-t-elle lieu ?</title>
   <pubDate>Tue, 24 Jan 2012 18:47:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Erwan Quinio</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Est-Ouest, balle au centre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Fermeture de Megaupload, attaques des Anonymous, régulation d’internet et des réseaux sociaux, question des droits d’auteur etc. L’Union européenne et le monde entier sont confrontés à des problématiques et des conflits nouveaux. Jérémie Zimmermann nous éclaire sur ces sujets pour ce nouveau numéro de "Est-Ouest, balle au centre".     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.generation112.eu/photo/art/default/3713061-5503142.jpg" alt="Jérémie Zimmermann : Internet, la bataille européenne aura-t-elle lieu ?" title="Jérémie Zimmermann : Internet, la bataille européenne aura-t-elle lieu ?" />
     </div>
     <div>
      Fondé en 2005, c'est un monstre sacré de la toile qui vient de succomber. Megaupload, le 13ème site le plus visité au monde, vient d'être fermé d'un clic. Ses fondateurs, dont Kim Schmitz, alias Dotcom, étaient dans le viseur du FBI depuis plus d'un an. Allemand de 37 ans, il est aujourd'hui, comme du reste ces quelques compères, sous la menace de 20 ans de prison. Hérauts du numérique traité comme de vulgaires délinquants. C'est donc une page "numérique" qui se tourne. <br />   <br />  Au début des années 2000, l'Union européenne mettait elle aussi un pied dans la porte via une directive sur les droits d'auteur. Une question se pose désormais, l'Union européenne suivra-t-elle les Etats-Unis d'Amérique dans ce cache-cache avec les internautes ? <br />   <br />  Nous avons donc choisi d'intituler cette deuxième émission de l'année 2012 : "Internet, la bataille européenne aura-t-elle lieu ?" <br />   <br />  Notre invité, <strong>Jérémie Zimmermann</strong>, acteur engagé au royaume tumultueux du net, un des fondateurs, et aujourd'hui porte-parole, de la <a class="link" href="http://www.laquadrature.net/fr" onclick="window.open(this.href,'_blank');return false;">Quadrature du Net</a>. <br />   <br />   <br />  <em>Une émission enregistrée à Bruxelles et présentée par Erwan Quinio.</em> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <object data="http://www.euradionantes.eu/dewplayer-vol.swf?mp3=http://www.generation112.eu/docs/quadrature_du_net.mp3" height="30" type="application/x-shockwave-flash" width="250"><param name="movie" value="http://www.euradionantes.eu/dewplayer-vol.swf?mp3=http://www.generation112.eu/docs/quadrature_du_net.mp3" /></object>
<div>
	&nbsp;</div>

     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <a class="link" href="http://www.generation112.eu/downloads/" onclick="window.open(this.href,'_blank');return false;">Téléchargez l'émission en podcast</a>  <br />   <br />  <a class="link"  href="http://www.generation112.eu/Est-Ouest-balle-au-centre_r51.html">Retrouvez l'ensemble des émissions Est-Ouest, balle au centre</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.generation112.eu/photo/art/imagette/3713061-5503142.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.generation112.eu/Jeremie-Zimmermann-Internet-la-bataille-europeenne-aura-t-elle-lieu_a457.html</link>
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   <title>Hongrie: à Budapest comme à Bruxelles ou à Strasbourg le débat ne faiblit pas</title>
   <pubDate>Tue, 24 Jan 2012 12:38:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Anne-Sophie Michel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Analyses]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La Hongrie est régulièrement et depuis de nombreux mois sous le feu nourri des critiques. Une nouvelle constitution restrictive, des libertés de la presse et de culte mises à mal, une banque centrale et une justice aux ordres, ou encore un pouvoir de nomination confisqué par le parti au pouvoir le Fidesz et son leader Viktor Orban, à la tête du pays depuis mai 2010.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.generation112.eu/photo/art/default/3710748-5497748.jpg" alt="Hongrie: à Budapest comme à Bruxelles ou à Strasbourg le débat ne faiblit pas" title="Hongrie: à Budapest comme à Bruxelles ou à Strasbourg le débat ne faiblit pas" />
     </div>
     <div>
      Il y a quelques mois encore, la Hongrie présidait l'Union européenne (UE). Mercredi dernier, c'est derrière le représentant danois que Viktor Orban s'est exprimé pour répondre aux critiques dont son gouvernement fait l'objet depuis plus d'un mois. <br />   <br />  Au cœur des préoccupations d'un certain nombre d'observateurs, de députés et de citoyens hongrois, la nouvelle constitution, entrée en vigueur le 1er janvier dernier. Lors de son discours, le président de l'ADLE, Guy Verhofstadt a exhibé un document d'une quinzaine de pages présentant point par point les questions problématiques à ses yeux, au regard, non seulement du droit européen, mais de manière plus fondamentale des valeurs fondatrices de l'UE. <br />   <br />  <strong>LA HONGRIE MISE EN DEMEURE&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp; <br />   <br />  Parmi ces questions, la Commission européenne en a déjà retenu trois : par l'envoi de trois lettres de mise en demeure elle a en effet démarré une procédure d'infraction contre la Hongrie, première étape avant une éventuelle saisine de la cour de justice européenne pour non respect du droit européen. Il revient désormais à Viktor Orban de prendre les mesures nécessaires pour répondre aux inquiétudes sur l'indépendance de la banque centrale hongroise, des juges ou encore de l'organisme de protection des données. <br />   <br />  Signe de l'empressement de la Commission européenne: le délai de réponse a été raccourci ; normalement il est de deux mois, mais pour le cas hongrois, ce ne sera qu'un mois, voire 15 jours ! <br />   <br />  La Commission s'est réveillée, M. Barroso allant jusqu'à dire devant Viktor Orban et le Parlement européen que les questions en jeu pouvaient dépasser le droit et appelant le gouvernement hongrois à respecter la qualité de la démocratie alors que jusqu'à présent la Commission s'était concentrée sur les aspects économiques des mesures hongroises. Pour certains, ce tournant politique est bien tardif tandis que pour d'autres il ne va pas assez loin. Il n'en reste pas moins que cela faisait bien longtemps qu'un tel débat politique sur un Etat membre de l'UE n'avait pas eu lieu. Au cœur du débat dans l'UE, la Hongrie l'est aussi et surtout chez elle: ce week-end les manifestations rassemblant des milliers de personnes se sont succédées : samedi, pour soutenir le gouvernement en place, dimanche pour défendre la dernière radio d'opposition, Klub radio, menacée de fermeture. <br />   <br />  Dans un <a class="link"  href="http://www.generation112.eu/Vers-un-reveil-democratique_a401.html">article précédent</a>, nous évoquions le décalage entre l'aspiration à la démocratie dans les pays de la rive sud de la méditerranée et l'essoufflement de la démocratie dans les pays dits du nord: le cas hongrois nous montre que la vigilance doit rester de mise. S'il est un point positif, c'est dans la création d'un débat, portant non seulement sur le respect du droit mais aussi les valeurs fondatrices de l'UE : un tel débat pourrait s'avérer salutaire dans la période de crise identitaire que nous connaissons. Reste à voir si la Hongrie peut être le "déclencheur d'un nouveau civisme européen "[1] ? <br />   <br />   <br />   <br />  [1] Expression employée par P.Gradvohl dans un article du monde du 13 janvier 2012 <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.generation112.eu/photo/art/imagette/3710748-5497748.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.generation112.eu/Hongrie-a-Budapest-comme-a-Bruxelles-ou-a-Strasbourg-le-debat-ne-faiblit-pas_a456.html</link>
  </item>

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   <title>Le risque de malnutrition est en hausse dans l'UE</title>
   <pubDate>Tue, 17 Jan 2012 16:41:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isaura Lopes</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Analyses]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La PAC a notamment été créée pour permettre aux citoyens européens d'être indépendants en termes de distribution alimentaire. La famine et la pénurie alimentaire, pendant la seconde guerre mondiale et les années qui ont suivies, était en effet un choc immense. Malgré l’objectif affirmé de la PAC, le nombre de personnes souffrant de malnutrition en Europe est en hausse.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.generation112.eu/photo/art/default/3671102-5387073.jpg" alt="Le risque de malnutrition est en hausse dans l'UE" title="Le risque de malnutrition est en hausse dans l'UE" />
     </div>
     <div>
      Depuis 2008, le monde connaît une augmentation spectaculaire des prix des denrées alimentaires provoquant une instabilité sur les marchés mondiaux et des troubles sociaux. Bien que l'UE soit l'une des régions les plus riches du monde, et qu’elle soit en première ligne pour réduire de moitié le nombre de personnes souffrant de la faim dans les pays en développement d'ici 2015, près de 43 millions de personnes vivant dans la Communauté sont dans une situation de malnutrition. <br />   <br />  L'UE avec son « Programme européen d’aide aux plus démunis » (PEAD) assure depuis 1987 la distribution, via des organisations nationales (par exemple les banques alimentaires), de denrées alimentaires gratuites aux personnes dans le besoin. En 2009, environ 18,3 millions de personnes dans 20 Etats membres de l’UE ont bénéficié de ce régime. <br />   <br />  <strong>UNE SOLIDARITE FORTEMENT EBRANLEE</strong> <br />   <br />  Mais le mécanisme, qui permet de débloquer les stocks de produits agricoles de la PAC aux Etats membres désireux de les utiliser comme aide alimentaire pour les personnes dans le besoin, s’est trouvé dans une impasse politique embarrassante quand, en avril 2011, la Cour européenne de justice, statuant sur une demande de Allemagne de 2009, a statué que le programme ne pouvait plus utiliser les fournitures provenant des stocks alimentaires de l'UE. En outre, six Etats membres (notamment l'Allemagne, la République tchèque et le Royaume-Uni) ont bloqué un plan d'aide sous la forme de versements en espèces visant à se substituer à la disparition progressive des stocks de la PAC. Ce programme conçu comme une mesure d'urgence semblait devenir, malheureusement, au fil des années une solution de long terme. <br />  Ces six pays ont fait valoir que le PEAD est un programme social et que les questions sociales relèvent de la compétence des Etats membres. Dans ce cas, le programme n'a pas être financé en vertu de la Politique agricole commune. Après un fort lobbying de la France (qui est l'un des plus importants bénéficiaires de l'aide avec la Pologne et l'Italie), l'Allemagne a finalement accepté de poursuivre le programme pour les deux prochaines années à condition que la Commission européenne promette de ne pas faire de propositions visant la poursuite du programme après de 2013. <br />   <br />  L’UE est désormais face à une question brûlante. Avec la situation économique et sociale que qu’elle traverse actuellement, dans quelle mesure peut-elle se permettre de mettre en péril l'un des seuls symboles de la solidarité de l'Union européenne ? Si l'UE veut promouvoir la solidarité et la prospérité sur la scène mondiale, ne devrait-elle pas commencer par son propre espace ? <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>http://www.generation112.eu/Le-risque-de-malnutrition-est-en-hausse-dans-l-UE_a455.html</link>
  </item>

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   <title>Istanbul : la ville où Judith Mayer changea les mots en musique</title>
   <pubDate>Sun, 15 Jan 2012 22:48:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Maldoror</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Magazine]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Tous les mois Maldoror, expatrié européen, nous écrit d’Istanbul où il vient de s’installer. Dans le cadre de la rubrique magazine de Génération 112, il partage avec nous les coups de cœurs et les états d’âme que lui inspirent Istanbul. Cette ville fascinante et chargée d’histoire au carrefour de l’Europe et l’Orient est la plus grande métropole économique et culturelle de Turquie : pays officiellement en négociations d’adhésion à l’Union européenne depuis 2005.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.generation112.eu/photo/art/default/3663176-5368099.jpg" alt="Istanbul : la ville où Judith Mayer changea les mots en musique" title="Istanbul : la ville où Judith Mayer changea les mots en musique" />
     </div>
     <div>
      Et si la musique se transformait en mots. Et si les mots se changeaient en musique. Vous êtes sceptiques? Alors suivez-moi, c'est à Istanbul que ça se passe. <br />   <br />  Je savais ce qu'était un livre: des dizaines de pages en papier, avec plein de mots à l'intérieur. Je voyais bien ce qu'était la musique: ai-je vraiment besoin de l'expliquer... Mais que donneraient les deux réunis? Musique et livre? Eh bien, quelque chose de merveilleux, et il aura fallu que j'habite Istanbul pour le découvrir. <br />   <br />  C'est en effet à l'Institut Français d'Istanbul, que Judith Mayer a récemment donné une lecture d'Un Mobile, son premier roman, accompagnée par le groupe « Have you seen my bird ?». Une « lecture performance », comme on appelle ça. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'alchimie fonctionne. Transportés par les sons d'un violon, d'une guitare ou encore d'une clarinette, on se retrouve plongé au cœur des magnétiques métropoles turques, à suivre les aventures de Jol, un étudiant venu chercher la grande aventure, au travers de sa correspondance avec Léna, son amie blogueuse. <br />   <br />  Autour d’eux, en réseau, on découvre des épiciers mélancoliques, des expatriés blasés ou des artistes noctambules; toute une galerie de personnages auxquels les musiques d'ambiance et autres bruitages donnent vie. <br />   <br />  &nbsp;Des bruitages réalisés parfois de manière improbable, en triturant les instruments dans tous les sens, et en utilisant de curieux ustensiles: boîte de conserve et aiguilles! <br />  Au final, cette lecture performance laisse une belle impression. Mélange d'enchantement et de surprise. Et une certitude: pour Un Mobile, il y avait bien une jolie histoire au bout du fil. <br />   <br />   <br />  Retrouvez les chroniques de Maldoror sur le blog: <a class="link" href="http://www.un-regard-une-plume.over-blog.com" onclick="window.open(this.href,'_blank');return false;">Un Regard, Une Plume</a>  <br />   <br />  Un extrait d'Un Mobile: <a class="link" href="http://www.youtube.com/watch?v=gvPIw7hyE1o" onclick="window.open(this.href,'_blank');return false;">le portrait de Mehmet</a>, un épicier mélancolique, lu par Judith Mayer. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.generation112.eu/photo/art/imagette/3663176-5368099.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.generation112.eu/Istanbul-la-ville-ou-Judith-Mayer-changea-les-mots-en-musique_a454.html</link>
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   <title>Pierre Vimont : "une diplomatie commune, mais pas unique"</title>
   <pubDate>Sun, 15 Jan 2012 21:51:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rémi Praud et Arezki Yaiche</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Est-Ouest, balle au centre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le Service européen d’action extérieure, le fameux SEAE, souffle sa première bougie. Un an après sa mise en place effective, c’est l’heure du premier bilan, bilan d'ailleurs tiré et présenté il y a quelques jours, et publié sous la forme d'un rapport d’activité du SEAE pour 2011. "Est-Ouest, balle au centre" reçoit l'un des acteurs et dirigeants de ce service : Pierre Vimont.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.generation112.eu/photo/art/default/3662926-5367601.jpg" alt="Pierre Vimont : "une diplomatie commune, mais pas unique"" title="Pierre Vimont : "une diplomatie commune, mais pas unique"" />
     </div>
     <div>
      C’était l’une des principales innovations du Traité de Lisbonne, qui visait à donner une voix unique et forte à l’action extérieure de l’Union. En somme donner un numéro de téléphone unique à l’Union européenne.&nbsp; <br />   <br />  Deux ans après la nomination de Catherine Ashton au poste de Haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité‎, et un an après la mise en place du SEAE, le service diplomatique européen, la question est toujours la même : est-il possible de mettre en musique 27 partitions différentes ?&nbsp; <br />   <br />  Dans l’orchestre européen, en effet, 27 solistes potentiels et autant de partitions. Le chef d’orchestre Ashton n’a pas la vie facile et redoute qu’un super-soliste tente une percée non autorisée, se présente sur le devant de la scène face au public américain, chinois ou brésilien et mette dans une situation impossible l’ensemble des musiciens.&nbsp; <br />   <br />  Comment donc coordonner l’ensemble des Etats membres de l’Union et leurs intérêts parfois divergents ? Comment porter un message européen fort et cohérent au-delà des frontières ? Comment, enfin, faire en sorte que le service diplomatique européen ait les moyens de ses ambitions ? Ce sont les grandes questions qui rythment cette première émission de l’année 2012.&nbsp; <br />   <br />  Notre invité, <strong>Pierre Vimont</strong>, diplomate français avec une longue expérience au Ministère des affaires étrangères français à Paris, puis à Bruxelles ou encore au Etats-Unis, et qui aujourd’hui occupe le poste de secrétaire général exécutif du SEAE, en somme il est le bras droit de Catherine Ashton. <br />   <br />   <br />  <em>Une émission enregistrée à Bruxelles et présentée par Rémi Praud et Arezki Yaiche.</em>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <object data="http://www.euradionantes.eu/dewplayer-vol.swf?mp3=http://www.generation112.eu/docs/120113euradionantes.mp3" height="30" type="application/x-shockwave-flash" width="250"><param name="movie" value="http://www.euradionantes.eu/dewplayer-vol.swf?mp3=http://www.generation112.eu/docs/120113euradionantes.mp3" /></object>
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	&nbsp;</div>

     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.generation112.eu/downloads/" onclick="window.open(this.href,'_blank');return false;">Téléchargez l'émission en podcast</a>  <br />   <br />  <a class="link"  href="http://www.generation112.eu/Est-Ouest-balle-au-centre_r51.html">Retrouvez l'ensemble des émissions Est-Ouest, balle au centre</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
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   <link>http://www.generation112.eu/Pierre-Vimont-une-diplomatie-commune-mais-pas-unique_a453.html</link>
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   <title>Joyeuses fêtes chers dirigeants européens en attendant les défis de 2012</title>
   <pubDate>Fri, 23 Dec 2011 17:43:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Arezki Yaiche</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Edito]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le sommet du 9 décembre dernier devait être notre cadeau de Noël avant l’heure. Un pas vers une plus grande intégration fiscale en Europe qui annonçait la fin de la crise. Mais malheureusement le père Noël n’existe pas.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.generation112.eu/photo/art/default/3578274-5168385.jpg" alt="Joyeuses fêtes chers dirigeants européens en attendant les défis de 2012" title="Joyeuses fêtes chers dirigeants européens en attendant les défis de 2012" />
     </div>
     <div>
      Les Mayas auraient prévu la fin du monde en décembre 2012. A la veille du <a class="link"  href="http://www.generation112.eu/Sommet-europeen-a-Bruxelles-chronique-d-une-enieme-catastrophe-annoncee_a426.html">énième sommet européen</a> pour sauver l’Union européen on aurait pu penser que l’apocalypse été programmée pour 2011. Au final nous sommes tous vivants et rien n’a été réglé. Les sanctions automatiques qui doivent agrémenter une règle d’or européenne contraignante pour les budgets nationaux, ou encore la mise en place d’un mécanisme européen de stabilité financière permanent, avancée à juin 2012, notamment au menu d’un projet de Traité intergouvernemental à 26 sans les britanniques ne donnent pas matière à se réjouir. Le sentiment anti-européen grandissant des peuples sous cure d’austérité et <a class="link"  href="http://www.generation112.eu/Entre-Europe-des-nations-et-Europe-communautaire-le-coeur-de-Merkozy-balance-_a441.html">la volonté de limiter la participation du Parlement européen et de la Commission européenne</a> ne va pas faciliter la vie de ce Traité qu’on souhaite faire passer le plus vite possible. <br />  &nbsp; <br />  <strong>L’AUSTERITE GENERALISEE N’EST PAS LA PANACEE</strong> <br />  &nbsp; <br />  &nbsp; <br />  Pendant ce temps là, les mesures d’austérité simultanées en Europe s’annoncent périlleuses. Après les fêtes, la diète&nbsp;! Rien n’a été résolu donc&nbsp;: les marchés financiers n’ont d’ailleurs pas attendu pour remettre la pression sur la dette souveraine européenne. 15 pays de la zone euro dont l’Allemagne et la France risquent de voir leurs notes dégradées par les principales <a class="link" href="http://www.europarl.europa.eu/news/fr/pressroom/content/20111219IPR34550/html/Agences-de-notation-de-cr%C3%A9dit-r%C3%A9duire-le-recours-aux-big-three">agences de notation</a>. <br />  &nbsp; <br />  A lire les rapports de perspectives économiques des <a class="link" href="http://www.europarl.europa.eu/news/fr/pressroom/content/20111219IPR34550/html/Agences-de-notation-de-cr%C3%A9dit-r%C3%A9duire-le-recours-aux-big-three">agences de notation</a>  ou encore des grandes banques européennes, les attentes sont très claires pour 2012&nbsp;: plus de rigueur budgétaire et d’intégration fiscale certes mais surtout relance de l’économie et renforcement du secteur bancaire européen. La Banque centrale européenne l’a d’ailleurs bien compris en abaissant ses taux et en facilitant l’accès au crédit aux banques européennes pour éviter la déflation. En effet certains investisseurs hésitent à placer dans une zone géographique où les dirigeants ne promettent que rigueur à leur peuple. <br />  D’aucuns s’accordent malheureusement à dire que la pression des marchés financiers devraient être encore nécessaires pour inciter à des mesures pour relancer la croissance. Les Euro-obligations, la taxe sur les transactions financières et un plan de relance économique européen vont devoir revenir sur la table des négociations. Le <a class="link" href="http://www.europarl.europa.eu/news/fr/pressroom/content/20111219IPR34543/html/La-crise-de-la-zone-euro-ne-se-r%C3%A9soudra-pas-avec-un-recul-de-l%27UE">Parlement européen</a>  et à la <a class="link"  href="http://www.generation112.eu/Janusz-Lewandowski-nous-devons-investir-aujourd-hui-pour-la-croissance-de-demain_a445.html">Commission européenne</a> en majorité conservateurs sont d’ailleurs résolus à agir dans ce sens. <a class="link"  href="http://www.generation112.eu/Les-institutions-europeennes-plus-de-transparence-sans-responsabilisation_a406.html">Qu’on ne s’y trompe pas donc le blocage idéologique est du côté du Conseil européen des chefs d’Etats et de gouvernements</a>. A force de repousser par souci idéologique ou électoraliste les solutions les plus efficaces, la parole politique se décrédibilise et de nouvelles frayeurs restent à venir en 2012. Mais pour l’instant consommons des produits nationaux pour faire plaisir à nos proches et à l’économie européenne. <br />  &nbsp; <br />  <strong>FACE AU CHOMAGE ET AU CHANGEMENT CLIMATIQUE REDONNONS ENVIE D’EUROPE</strong> <br />  &nbsp; <br />  L’année électorale à venir notamment en France et en Italie (sans parler des Etats-Unis de la Russie et du changement à la direction du Parti en Chine) risque d’ajouter à la difficulté. Inutile de dire que les choses n’évolueront en rien en se réfugiant vers un passé national magnifié. Se trouver des traits de caractère communs avec Henri IV et&nbsp; De Gaulle et&nbsp; faire de la promotion de l’achat de produits nationaux une politique industrielle ne résoudront pas le problème du chômage et n’aideront en aucun cas à une solution pour sortir d’une crise continentale. D’ailleurs avec des finances publiques exsangues, les Etats membres chacun dans leur coin ne pourront rien. Ils doivent admettre que l’Union européenne, qui ne détient aucune dette, doit lancer l’initiative d’un véritable <a class="link"  href="http://www.generation112.eu/Pascal-Canfin-pour-une-reforme-et-une-relance-intelligentes-de-l-economie-europeenne_a444.html">plan de relance intelligent de l’économie européenne</a> en adaptant par exemple nos sociétés aux changements climatiques. Face à des défis plus grands qu’eux (régulation financière, relance de la croissance et lutte contre le changement climatique) les Etats européens ne pourront renforcer leur marge de manœuvre que par une plus grande souveraineté européenne partagée. Une taxe sur les transactions financières européennes, une mutualisation d’une partie de la dette par des euro-obligations et <a class="link" href="http://en.generation112.eu/EU-projects-bonds-paving-the-way-for-economic-recovery_a195.html">le lancement de projets de développement économique vert financés par le biais d’obligations émises par la banque européenne d’investissement </a>  &nbsp;sont des possibilités intéressantes maintes fois discutées au <a class="link" href="http://www.europarl.europa.eu/news/fr/pressroom/content/20111219IPR34543/html/La-crise-de-la-zone-euro-ne-se-r%C3%A9soudra-pas-avec-un-recul-de-l%27UE">Parlement européen</a>  et à la <a class="link"  href="http://www.generation112.eu/Janusz-Lewandowski-nous-devons-investir-aujourd-hui-pour-la-croissance-de-demain_a445.html">Commission européenne</a>…. <br />  &nbsp; <br />  <a class="link"  href="http://www.generation112.eu/Pascal-Canfin-pour-une-reforme-et-une-relance-intelligentes-de-l-economie-europeenne_a444.html">Pour redonner envie d’Europe</a> aux citoyens on ne peut résumer la solution à la crise uniquement à des mesures d’austérité frappant en premier lieu les plus vulnérables ou encore au repli national. La récession prévue en 2012, pour l’instant notre seul horizon, &nbsp;ramènera peut-être à la raison nos chers gouvernements européens. <br />  &nbsp; <br />  &nbsp;
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   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.generation112.eu/photo/art/imagette/3578274-5168385.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.generation112.eu/Joyeuses-fetes-chers-dirigeants-europeens-en-attendant-les-defis-de-2012_a452.html</link>
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   <title>Euro-Zapping n°8 : 26 vs. UK, la transparence de l'UE et le Prix Sakharov</title>
   <pubDate>Fri, 16 Dec 2011 18:57:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rémi Praud et Gaëtan Rouchet</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Euro-Zapping]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Chaque mois après la session plénière du Parlement européen à Strasbourg, retrouvez en image les faits marquants ou insolites de la semaine. Entre votes clés, coups de gueule, empoignades, débats et moments solennels, Génération 112 met en images ce qu'il ne fallait pas rater. 
  
 Ce mois-ci, retrouvez les moments clés de la session plénière : le débat sur les conclusions du Conseil des 8 et 9 décembre et la décision de mettre en oeuvre un nouveau traité sans le Royaume-Uni, la transparence des institutions de l'UE ou encore le Prix Sakharov. Martin Schulz, José-Manuel Barroso, Michael Cashman et Joseph Daul entre autres sont au menu de ce huitième numéro de l'Euro-Zapping.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <iframe width="640" height="360" src="http://www.youtube.com/embed/irTDu52wVok" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>     </div>
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      Retrouvez la WebTV de Génération 112 : <a class="link" href="http://www.youtube.com/user/Generation112?feature=mhum#p/a/u/0/y4wpDirxYzk">G112 TV</a>  <br />   <br />  Retrouver l'ensemble des Euro-Zappings : <a class="link"  href="http://www.generation112.eu/Euro-Zapping_r47.html">ici</a>
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   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.generation112.eu/photo/art/imagette/3557372-5130471.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.generation112.eu/Euro-Zapping-n-8-26-vs-UK-la-transparence-de-l-UE-et-le-Prix-Sakharov_a449.html</link>
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   <title>Ils ne nous représentent pas. Une tragédie grecque en deux actes.</title>
   <pubDate>Fri, 09 Dec 2011 20:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Camino Mortera-Martínez</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Magazine]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les revendications des « Indignados » sur la responsabilité politique et la démocratie deviennent encore plus déterminantes lorsqu'elles sont adressées à l'UE. Cependant, au-delà du contenu, c'est la forme du message qui importe : qu’est ce qu’il se passe quand un mouvement horizontal et sans leaders rencontre une organisation complexe et protéiforme ?     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.generation112.eu/photo/art/default/3531894-5087684.jpg" alt="Ils ne nous représentent pas. Une tragédie grecque en deux actes." title="Ils ne nous représentent pas. Une tragédie grecque en deux actes." />
     </div>
     <div>
      En écoutant l’analyse que ceux que l'on appelle les «&nbsp;Indignados&nbsp;» développent sur la situation actuelle de l'UE, on a la sensation d’une certaine familiarité. <span title="The claims on the democratic deficit of the Union and the lack of a real accountability are among the favorite topics to be discussed in the Brussels arena, be it in a brain packed classroom in some elitist institution or around a beer in one of the many city's">Les revendications sur le déficit démocratique de l'Union et l'absence d'une véritable responsabilité sont parmi les sujets favoris de discussion au sein de l'arène bruxelloise, que ce soit dans une salle de classe remplie de cerveaux bien faits dans une institution élitiste, qu’ autour d'une bière dans l'une des nombreuses brasseries de la ville.</span> <br />   <br />  <span title="It could not be otherwise: the two main mottos of the movement originated last March in Spain have for long been 'They do not represent us' and 'We are not merchandise in the hands of bankers and politicians'.">Il ne pouvait en être autrement : les deux slogans principaux du mouvement lancé en mars dernier en Espagne, ont longtemps été&nbsp;: « Ils ne nous représentent pas » et « Nous ne sommes pas des marchandises dans les mains des banquiers et des politiciens&nbsp;». </span><span title="And, with a EU currently at the centre of all economic controversies and a growing popular detachment to the European cause, what better political entity to address their claims to than the Brussels headquarted Union?">Et, avec une Union européenne actuellement au centre de toutes les controverses économiques, et avec un détachement populaire de plus en plus grand vis-à-vis de la cause européenne, vers quelle autre entité politique porter ses revendications plutôt que l'UE ?</span> <br />   <br />  <span title="And yet, neither is the message that the 'Indignados' send to the European Union a clear one, nor is the response of the institutions seen as a consistent reaction to their concerns.">Et pourtant, autant le message envoyé par les «&nbsp;Indignados&nbsp;» à l'Union européenne est peu clair, autant la réponse des institutions n’est pas non plus perçue comme une réaction cohérente à leurs préoccupations. </span><span title="The Greek inspired popular assemblies meet the inscrutable European bureaucracy.">Les assemblées populaires inspirées des grecs rencontrent alors l’impénétrable bureaucratie européenne. </span><span title="A headless movement trying to encompass the voice of the 'Polis' meets a countless number of institutions, DGs, Agencies, Governments and Departments each claiming to represent 500 million of Europeans.">Un mouvement sans leaders essayant d’englober les voix de la « Polis » rencontre un nombre incalculable d'institutions, de DG, d’agences, de gouvernements et de ministères, chacun prétendant représenter 500 millions de citoyens européens.</span> <br />   <br />  <span title="And is in this atypical exchange of ideas, in the relationship the popular movement seeks (not) to establish with the Public Administration where the political interest of the phenomenon lies.">Et c'est dans cet échange d'idées atypique, dans la relation que le mouvement populaire cherche (ou non) à établir avec l'administration publique que l'intérêt politique du phénomène réside. </span><span title="As in a Greek tragedy, the members of the Chorus arrive to the Pantheon (Brussels) after long weeks of marching.">Comme dans une tragédie grecque, les membres du Chœur arrivent au Panthéon (Bruxelles), après de longues semaines de marche. </span><span title="There, they get all the attention of the 'Archons', eager to hear their proposals.">Là, ils obtiennent toute l'attention des « Archons », impatients d'entendre leurs propositions. </span><span title="They are received in the European Parliament, conferences and debates requiring their presence are organized, the European Commission puts forward the efforts of the Union to tackle the roots and consequences of the financial crisis (CDS regulation, reinforcement of the 2020 Strategy, the European Social">Ils sont reçus au Parlement européen, des conférences et des débats requérant leur présence sont organisés, la Commission européenne met en avant les efforts de l'Union pour s'attaquer aux racines et aux conséquences de la crise financière (réglementation sur les CDS, renforcement de la stratégie 2020, le Fonds social européen). </span><span title="They even get messages of sympathy from the two main actors of this European drama: Barroso and Van Rompuy 'understand' their 'legitimate' claims, but can do nothing about it, desolés.">Ils reçoivent même des messages de sympathie des deux principaux acteurs de ce drame européen : Barroso et Van Rompuy qui « comprennent » leurs « légitimes » revendications, mais ne peuvent rien faire à ce sujet, désolés.</span> <br />   <br />  <span title="One by one, the thespians in this tragedy turn towards the Chorus of anonymous citizens as if to ask 'what do you want'.">Un par un, les comédiens de cette tragédie se tournent vers le Chœur des citoyens anonymes comme pour lui demander « qu'est-ce que vous voulez ». </span><span title="The response of the 'Indignados' is always the same: they want a real democracy, one that provides direct links and accountability between the politicians and the citizens.">La réponse des «&nbsp;Indignados&nbsp;» est toujours la même : ils veulent une vraie démocratie, celle qui établit des liens directs et de responsabilisation entre les politiciens et les citoyens. </span><span title="They want, as Schumpeter said, a European Union who strikes a real balance between the market and social policies.">Ils veulent, comme Schumpeter l’a dit, une Union européenne qui établisse un équilibre réel entre le marché et les politiques sociales. </span><span title="They want the institutions to act on the causes and effects of the financial crisis and to put an end to the desperate situation of many people around Europe.">Ils demandent aux institutions d'agir sur les causes et les effets de la crise financière et de mettre un terme à la situation désespérée de beaucoup de gens à travers l'Europe. </span><span title="They want to know who does what and why.">Ils veulent savoir qui fait quoi et pourquoi. </span><span title="They want to choose who does what and why.">Ils veulent choisir qui fait quoi et pourquoi. </span><span title="They are not interested in doing politics, they are the polis and want their elected representatives to do their job.">Ils ne sont pas intéressés à faire de la politique, ils sont la «&nbsp;Polis&nbsp;» et veulent que leurs représentants élus fassent leur travail. </span><span title="And how?">Et comment ? </span><span title="That is up to them, but always on the premise of working for the citizens and not for the markets.">C'est à eux de le décider, mais toujours avec pour principe de travailler pour les citoyens et non pour les marchés.</span> <br />   <br />  <span title="What the 'Indignados' want from the European Union is, in sum, not different from what they have been defending on the streets of Madrid, Rome, New York or Melbourne.">Ce que les « Indignados » veulent de l'Union européenne, en somme, ne diffère pas de ce qu'ils ont défendu dans les rues de Madrid, Rome, New York ou Melbourne. </span><span title="No concrete proposals are presented because this has never been the intention of the movement.">Aucunes propositions concrètes ne sont présentées parce que cela n'a jamais été l'intention du mouvement. </span><span title="In turn, neither can be the European Union's response any different from those expressed by the rest of Public Administrations around the world.">De son côté, la réponse de l'Union européenne ne peut être différente de celles exprimées par le reste des administrations publiques du monde entier. </span><span title="No specific actions tackling the popular claims have been presented; no Route Plans, no set of solutions have been put together, arguably because in order to address the main concerns expressed in Sol and beyond, the system would need to experiment a Copernican turn not likely">Aucunes actions spécifiques s'attaquant aux revendications populaires n’ont été présentées, aucune feuille de route, aucuns paquets de solutions n’ont été mis sur la table, sans doute parce que, pour répondre aux principales préoccupations exprimées sur la «&nbsp;Plaza del Sol&nbsp;» et au-delà, le système aurait besoin d’opérer un tournant copernicien, qui a peu de chance de se produire dans un avenir proche. </span><span title="What, in fairness, is not (at least, not only) the fault of the EU.">En toute équité, ce n'est pas (du moins pas seulement) la faute de l'UE. </span><span title="But neither is the fault of the million people who have seen their life style and hopes drastically deteriorated since the financial crisis began.">Ce n’est ni la faute des millions de personnes qui ont vu leur style de vie et leurs espoirs considérablement détériorés depuis que la crise financière a commencé.</span> <br />   <br />  <span title="Whether the actors in this piece will come to a common understanding and whether the citizen's Choir will be able to influence the way decisions are taken in the heart of the European Union, only time will tell.">Est-ce que les acteurs de cette pièce arriveront à une compréhension commune&nbsp;? Est-ce que le Chœur des citoyens sera en mesure d'influencer la façon dont les décisions sont prises au sein de l'Union européenne&nbsp;? Seul le temps nous le dira. </span><span title="Until then, a growing murmur spreads around in the audience 'Silence, the people has talked'.">D’ici là, un murmure grandissant se répand parmi de l'auditoire&nbsp;: « Silence, le peuple a parlé ».</span> <br />   <br />  <span title="Choir exits left towards backstage.">Sorties du Chœur par la gauche vers les coulisses. </span><span title="The curtain closes.">Le rideau se ferme.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.generation112.eu/photo/art/imagette/3531894-5087684.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.generation112.eu/Ils-ne-nous-representent-pas-Une-tragedie-grecque-en-deux-actes_a447.html</link>
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   <title>La pêche européenne à la dérive</title>
   <pubDate>Fri, 09 Dec 2011 16:40:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Cécile Fouquet</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Analyses]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La Politique Commune de la Pêche (PCP) est connue pour deux choses : son caractère complexe et l’exclusivité des compétences de l’Union européenne pour les matières de conservation des ressources halieutiques (c’est-à-dire, de la mer). Ces deux caractéristiques en font un sujet peu alléchant au premier abord, mais qui est le terrain d’affrontements aussi passionnés que décisifs pour le futur de la pêche et des ressources marines dans l’Union européenne. Néanmoins, il semble qu’il faille surtout être pragmatique pour atteindre des objectifs, tout en ne perdant pas de vue l’arbitre final des décisions politiques dans ce domaine : le consommateur.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.generation112.eu/photo/art/default/3526505-5080078.jpg" alt="La pêche européenne à la dérive" title="La pêche européenne à la dérive" />
     </div>
     <div>
      L’actuelle réforme de la PCP s’inscrit dans un constat d’échec&nbsp;: 88% des stocks de poissons des mers européenne sont surexploités et la majorité d’entre eux ont des difficultés pour se reconstituer à cause de la surpêche. Ce constat est sans détour et les causes de cette situation sont multiples. <br />   <br />  <strong>LES QUOTAS ET AU-DELA</strong> <br />   <br />  La majorité des acteurs du secteur s’accordent à dire que le mécanisme de prise de décision hypercentralisé a jusqu’à présent favorisé la prise de décisions politiques court-termistes en faveur du secteur de la pêche plutôt qu’une vision globale prenant aussi en compte les considérations environnementales. Qui n’a pas en tête l’image des ministres européens de la pêche se disputant pour l’augmentation des quotas en fin d’année? La PCP est revue par la Commission tous les 10 ans et les propositions de la réforme actuelle ont été publiées en juillet dernier. Elles vont vers un mouvement sans précédent de re-décentralisation de la prise de décision dans ce domaine. En effet, il s’agirait de laisser au niveau européen les&nbsp; décisions stratégiques et politiques, et reléguer à un niveau local (pas encore bien défini) la gestion des mesures techniques pour une application plus respectueuse de la diversité des contextes, des modalités de pêche et des espèces pêchées. <br />   <br />  D’autre part, pour assurer la reconstitution des stocks, la Commission a proposé d’adopter des quotas plus stricts, de soutenir la pêche côtière artisanale et les méthodes de pêche plus sélectives, d’encourager la recherche pour améliorer la connaissance de nos mers et développer des méthodes de pêche ayant un impact moindre sur l’écosystème, de développer l’aquaculture, de renforcer les contrôles et de réduire la surcapacité des navires de pêche européens. <br />   <br />  Un dernier aspect qui doit être pris en compte pour se forger une opinion sur ce dossier est la «&nbsp;dimension extérieure&nbsp;» de la PCP. L’Europe est le plus grand consommateur de produits de la mer au Monde. Elle importe près de 75% de ce qu’elle consomme. La pêche européenne, y compris les navires européens opérant dans les eaux internationales, est soumise à une des réglementations les plus strictes en matière de respect de l’environnement, de règles sanitaires, de traçabilité des produits et de droits des travailleurs à bord. Cependant, les produits importés dans l’UE ne sont pas soumis aux mêmes règles ni aux mêmes contrôles que les produits européens. Ceci crée une situation de compétition en fort désavantage pour les producteurs européens, et il est souvent difficile de savoir ce que le consommateur final a vraiment dans son assiette. <br />   <br />  <strong>UNE REFORME COMPLEXE</strong> <br />   <br />  La grande inconnue des négociations pour cette réforme est la position du Parlement européen. En effet, les euro-députés voteront pour la première fois en co-décision sur une réforme de la pêche suite aux changements institutionnels introduits par le Traité de Lisbonne. Les rapporteurs pour les différentes propositions du «&nbsp;paquet réforme&nbsp;» viennent d’être désignés, et les événements au Parlement sur ce thème sont de plus en plus nombreux. Tout porte à croire que les négociations seront longues et ardues. <br />   <br />  La gestion des ressources halieutiques de l’Union européenne se doit d’être faite en concertation avec tous les acteurs du secteur, à tous les niveaux, pour une meilleure compréhension et application des normes de conservation des espèces. La reconstitution des stocks sera à terme aussi favorable pour les pêcheurs, qui auront plus de ressources à exploiter. Il semble que sur ce dossier les deux principaux intérêts qui s’affrontent sont les intérêts écologistes et les intérêts du secteur extractif et aquacole. La défense des intérêts des consommateurs est bien discrète. Cependant, la clef des problèmes actuels est entre ses mains&nbsp;: sera-t-il prêt à payer le prix d’une pêche respectueuse de l’environnement et de normes sanitaires et de traçabilité strictes, ou penchera-t-il toujours pour des importations peu coûteuses et à l’origine parfois douteuse&nbsp;? La Politique Commune de la Pêche pose la question d’un choix de société auquel les décideurs européens seront aussi confrontés à l’avenir dans d’autres domaines. <br />   <br />   <br />  Retrouver <a class="link"  href="http://www.generation112.eu/Maria-Damanaki-la-durabilite-est-au-coeur-de-la-reforme-Politique-commune-de-la-peche_a443.html">l'interview de Maria Damanaki</a>, Commissaire européen aux Affaires martimes et à la pêche.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.generation112.eu/photo/art/imagette/3526505-5080078.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.generation112.eu/La-peche-europeenne-a-la-derive_a446.html</link>
  </item>

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   <title>Janusz Lewandowski : "nous devons investir aujourd'hui pour la croissance de demain"</title>
   <pubDate>Fri, 09 Dec 2011 00:09:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rémi Praud</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Entretiens]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Il ne fait aucun doute que les négociations sur le futur budget 2014-2020 vont être très compliquées. Ressources propres, augmentation de certaines lignes budgétaires, austérité, investissements pour la croissance seront les sujets au cœur du débat. A l'aune de ces négociations, Janusz Lewandowski, Commissaire européenne à la programmation financière et au budget a accepté de répondre à nos questions sur ces sujets.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.generation112.eu/photo/art/default/3526429-5079959.jpg" alt="Janusz Lewandowski : "nous devons investir aujourd'hui pour la croissance de demain"" title="Janusz Lewandowski : "nous devons investir aujourd'hui pour la croissance de demain"" />
     </div>
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      <strong>En cette période difficile où le pouvoir financier des Etats membres de l'UE est affaiblie par la crise de la dette souveraine, et sachant que le budget de l'UE est fortement dépendant des contributions nationales, existe-t-il un risque d'avoir un budget de l'UE amoindrit pour la prochaine période financière 2014-2020?</strong> <br />  Personne ne peut dire quel sera le résultat des négociations sur le prochain cadre financier (CFP 2014-2020). Pour une raison, il faut l'unanimité entre les 27 Etats membres et puisqu’il couvre tous les aspects de la politique de l'UE, vous pouvez imaginer que cela exige des compromis. Cela dit, dans notre proposition le prochain CFP ne représentent que 1% du RNB des 27 Etats membres, je ne pense pas que cela représente un gros budget pour l'UE. Pour moi, la clé sera de savoir comment les Etats membres le présenteront sur leur scène nationale respective. Bien sûr, si ils présentent les futurs budgets de l'UE comme de «&nbsp;l'argent perdu » plutôt que comme un investissement pour 27 pays et un demi-milliard d'Européens, alors leur tâche sera difficile. Mais il faut garder quelques faits à l'esprit : d'abord, bien que la plupart des Etats membres ont à faire face aux conséquences de trop fortes dépenses les années précédentes, nous ne pouvons pas prévoir si la crise va se poursuivre pendant une dizaine d'années, nous devons adopter un cadre financier pour la période post-crise, qui est un cadre qui augmente en même temps que les finances des Etats membres s’amélioreront, d'autre part, n'oubliez pas que moins de 6% du budget de l'UE reste à «&nbsp;Bruxelles&nbsp;», pour le fonctionnement des institutions de l'UE, donc plus de 94% du budget de l'UE revient aux régions d'Europe, aux citoyens et aux entreprises. Enfin, je tiens à souligner que pour la période 2000-2010, les budgets nationaux dans l'UE ont augmenté de 62% alors que le budget de l'UE n'a augmenté que de 37%... <br />   <br />   <br />   <br />  <strong>Comment résoudre l'équation de la crise : réduction des dépenses et austérité d'une part, et croissance et emploi d'autre part ?</strong> <br />  Ce n'est pas une situation facile. La Commission reconnaît pleinement que nos nouvelles perspectives financières sont mises en route en temps de crises financière et économique grave. Mais en raison de la crise actuelle, nous devons investir aujourd'hui pour la croissance de demain. Si vous regardez les budgets des Etat membres, eux aussi évitent sagement de couper dans les domaines qui stimulent la croissance et l'innovation. Pour le budget de l'UE, la clé est de se concentrer sur des investissements pour lesquels un euro dépensé au niveau européen vaut plus que s'il est dépensé au niveau national. Un exemple est le Mécanisme pour l’interconnexion en Europe avec 50 milliards d’euros pour un projet concernant les transports, l'énergie et les TIC ; l'idée est de créer des « connecteurs » entre tous nos Etats membres pour permettre des transferts facilités et plus efficace des marchandises dans l'UE mais aussi de nous connecter les uns aux autres dans le domaine de l'énergie et l'Internet haut débit. Un autre exemple sont les 80 milliards d’euros que nous proposons d’investir dans la recherche et l'innovation ; clairement il vaut mieux que nos chercheurs et scientifiques travaillent ensemble autant que possible, pour éviter les chevauchements et les lacunes qui sont inévitables si les 27 Etats membres investissent dans l'innovation, sans regarder ce qui est fait de l’autre côté de leur frontière. <br />  &nbsp; <br />   <br />  <strong>La question des ressources propres pour l'UE est sur la table depuis un moment. Pensez-vous que les Etats membres de l'UE accepteront de créer de telles ressources, comme la taxe sur les transactions financières ou la TVA européenne par exemple ?</strong> <br />  A première vue, cela est extrêmement difficile : les questions de fiscalité requièrent l'unanimité entre les Etats membres ainsi que la ratification par chacun des membres selon leurs règles nationales. Beaucoup prévoient qu'il sera impossible que les 27 Etats membres s'accordent sur cette question. Toutefois, ce n'est pas aussi simple. Comme je l’ai déjà indiqué, la proposition de cadre financier pluriannuel est si large que les compromis entre les Etats membres seront nécessaires; on peut imaginer qu'un accord sur les ressources futures du budget de l'UE sera atteint en liant cette question avec d’autres. <br />   <br />  Le système actuel des ressources est étonnamment complexe, opaque et pas juste pour tous. Par ailleurs, les Etats membres se plaignent que le budget de l'UE leur coûte trop cher. Très bien. Donc nous proposons deux nouvelles ressources qui nous permettront de réduire les contributions des Etats membres (plus de 70%) au budget de l'UE tout en rendant le système plus simple, plus transparent et plus équitable. <br />  Enfin, permettez-moi d'ajouter deux éléments cruciaux : le budget de l'UE a toujours eu des ressources fiscale, il n'y a pas de révolution ici ! En outre, 10 Etats membres ont déjà une taxe sur les transactions financières sous une forme ou une autre, y compris la Grande-Bretagne, et cela n'a entraîné aucune perte, pourquoi une taxe paneuropéenne, fixée à un niveau très bas (0,01% pour certaines transactions), aurait alors des répercussions négatives ? <br />  &nbsp; <br />   <br />  <strong>Comment seraient dépensées ces nouvelles ressources ? Si nous lisons toutes les déclarations sur ce sujet, on a l’impression que l'argent a été dépensé dix fois déjà.</strong> <br />  C'est aux Etats membres de l'UE et aux Parlement européen de décider ! Nous avons mis notre proposition sur la table, nous suggérons qu'une partie des recettes d'une taxe sur les transactions financières soit dédiée à alimenter le budget de l'UE afin de réduire les contributions des Etats membres, c’est maintenant à eux de décider quoi en faire. <br />  &nbsp; <br />  &nbsp; <br />  <strong>Quelles sont les prochaines étapes pour le budget 2014-2020, et comment les autres institutions de l'UE seront impliquées ?</strong> <br />  Il faut 12 à 18 mois pour s'entendre sur les bases légales pour tous les programmes pluri-annuels et les projets qui seront financés au titre du cadre financier pluriannuel, dans des domaines comme la recherche, l'éducation, la cohésion, l'aide au développement, la politique de voisinage etc. Afin de permettre à ces programmes de débuter en janvier 2014, un accord politique sur le plafond du CFP doit être prise au plus tard un an et demi avant que le cadre n’entre en vigueur. Par ailleurs, l'accord politique devra être traduit en un règlement du Conseil qui requière le consentement du Parlement européen. <br />   <br />  La présidence polonaise du Conseil (deuxième semestre 2011) a lancé les négociations au sein du Conseil et a fait un très bon travail. Maintenant vient le moment pour la présidence danoise de s'attaquer au problème. <br />  Selon le traité de Lisbonne la position du Conseil doit être adoptée à l'unanimité, puis le Parlement européen peut soit accepter l'ensemble du paquet ou le rejeter. Bien sûr, le Conseil associe la Commission et le Parlement européen à son processus afin d’adopter une position. Concernant les autres institutions européennes et les principales parties prenantes, ils ont chacun fait connaître leurs vues au cours de la période de consultation et nous gardons un contact étroit avec eux. Personnellement, je rencontre des représentants d'entreprises et régions d'Europe, par exemple, afin d'écouter leurs préoccupations.
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   <title>Pascal Canfin : pour une réforme et une relance intelligentes de l'économie européenne</title>
   <pubDate>Wed, 07 Dec 2011 16:38:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rémi Praud et Arezki Yaiche</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Est-Ouest, balle au centre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Trois ans après le début de la crise, alors que les dirigeants européens se réunissent une nouvelle fois pour tenter de la juguler, la régulation de la finance semble inaboutie. De même, les conditions de la relance, pour contrer les effets des plans d'austérité, ne sont pas connues. Le point de vue de Pascal Canfin, député européen.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.generation112.eu/photo/art/default/3516085-5064559.jpg" alt="Pascal Canfin : pour une réforme et une relance intelligentes de l'économie européenne" title="Pascal Canfin : pour une réforme et une relance intelligentes de l'économie européenne" />
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     <div>
      Le sommet européen du 8 et 9 décembre a une nouvelle fois été qualifié de décisif, de déterminant. <br />  On a eu en début de semaine l’avant première avec une rencontre Merkel – Sarkozy, qui ne se quittent plus d’une semelle. Révision des traités, rigueur budgétaire, Pacte de stabilité renforcé&nbsp;: voilà le menu présenté par le couple des chefs franco-allemand. Menu peut être un peu léger où n’apparaissent ni les eurobonds, ni la question du rôle de la Banque Centrale Européenne, ni le renforcement du Fonds européens de stabilité financière. <br />  &nbsp; <br />  Malgré cette frugalité, le menu sera-t-il digeste&nbsp;? Nos dirigeants n’ont plus pour phare que la réaction des critiques en chef Moody’s, Standard and Poor’s ou autre Fitch. <br />  &nbsp; <br />  Comment juguler la crise&nbsp;? Comment réguler la finance mondiale&nbsp;? Comment poser les bases d’une gouvernance économique européenne&nbsp;? Comment, enfin, relancer la machine et la croissance européenne&nbsp;? Voici les questions au menu de notre émission du jour. <br />  &nbsp; <br />  Pour aborder tout cela, nous avons le plaisir de recevoir<strong> Pascal Canfin</strong>, député européen français, membre du groupe des Verts et de la Commission Affaires économique et monétaire, et rapporteur récemment sur l’interdiction de la vente à nu des fameux CDS, ces contrats d’assurance sur la dette. <br />   <br />   <br />  <em>Une émission enregistrée à Bruxelles et présentée par Rémi Praud et Arezki Yaiche.</em>
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	&nbsp;</div>

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     <br style="clear:both;"/>
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      <a class="link" href="http://www.generation112.eu/downloads/" onclick="window.open(this.href,'_blank');return false;">Téléchargez l'émission en podcast</a>  <br />   <br />  <a class="link"  href="http://www.generation112.eu/Est-Ouest-balle-au-centre_r51.html">Retrouvez l'ensemble des émissions Est-Ouest, balle au centre</a>
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     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
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   <link>http://www.generation112.eu/Pascal-Canfin-pour-une-reforme-et-une-relance-intelligentes-de-l-economie-europeenne_a444.html</link>
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   <title>Maria Damanaki : "la durabilité est au cœur de la réforme Politique commune de la pêche"</title>
   <pubDate>Mon, 05 Dec 2011 17:53:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Rémi Praud</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Entretiens]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Alors que la réforme de la Politique Commune de la Pêche de l'Union européenne est en cours, et fait l'objet d'un certain nombre de critiques, Maria Damanaki, Commissaire européen en charge des affaires maritimes et de la pêche, a accepté de répondre à nos questions, sur la biodiversité, l'emploi ou encore les quotas.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.generation112.eu/photo/art/default/3508230-5053460.jpg" alt="Maria Damanaki : "la durabilité est au cœur de la réforme Politique commune de la pêche"" title="Maria Damanaki : "la durabilité est au cœur de la réforme Politique commune de la pêche"" />
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      <strong>Comment la nouvelle politique commune de la pêche (PCP) peut répondre aux préoccupations environnementales et à la préservation de la biodiversité?</strong> <br />  La durabilité est au cœur de la réforme Politique commune de la pêche de l'UE telle qu’elle est proposée. <span title="We should have in mind that today in European Union we have three out of four fish stocks overexploited.">Nous devrions avoir à l'esprit que dans l'Union européenne d'aujourd'hui, nous avons les trois quarts de stocks de poissons qui sont surexploités. </span><span title="At the same time, the catches are only a fraction of what they used to be in the nineties and still dipping year after year.">Dans le même temps, les prises ne sont qu'une fraction de ce qu'elles étaient dans les années 90 et encore elles diminuent années après années. </span><span title="So, what we need is healthier and sustainable fish stocks and a maximum economic return for fishing communities.">Donc, nous avons besoin de stocks de poissons sains et durables et un rendement économique maximal pour le monde de la pêche. </span><span title="To achieve these tasks we had to go through a deep reform of our Common Fisheries Policy and afford to manage each fish stock in such a way that we can get maximum financial gains while still keeping the stock sustainable.">Pour atteindre ces objectifs, nous avons dû passer par une profonde réforme de notre politique commune de la pêche afin de gérer chaque stock de poisson de telle façon que nous pouvons obtenir un maximum de gains financiers tout en gardant le stock durable.</span> <br />   <br />  <span title="The new Common Fisheries Policy aims in making sure that by 2015 we will make the most of our catches safely in a sustainable way.">La nouvelle politique commune de la pêche vise à faire en sorte que d'ici 2015 nous ferons faire le maximum de nos captures en toute sécurité et de manière durable. </span><span title="Fishing in a sustainable way means that we have to define and respect the Maximum Sustainable Yield for each stock and for each fishing field.">Pêcher d'une manière durable signifie que nous devons définir et respecter le Rendement Maximal Durable pour chaque stock et, pour chaque domaine de la pêche. </span><span title="Implementation of the ecosystem approach, which will replace the single-species management plans by fishery-based plans, will be of great importance for this task.">La mise en œuvre de l'approche éco-systémique, qui remplacera les plans de gestion par espèce par un plan global, sera d'une grande importance pour atteindre cet objectif. </span><span title="But we cannot work effectively towards this ambitious reform if we do not have proper scientific research and advice.">Mais nous ne pouvons pas œuvrer efficacement vers cette réforme ambitieuse, si nous n'avons pas des recherches et conseils scientifiques corrects. Nous avons également besoin de scientifiques pour la modernisation de la flotte et des méthodes de pêche, par exemple pour le développement d’engins de pêche appropriés qui permettent la capture de certains stocks et dans le même temps réduisent les prises accessoires.</span> <br />   <br />  <span title="What is a top priority in our new Common Fisheries Policy is to eliminate discards, ie the throwing of unwanted fish overboard.">Ce qui est une priorité absolue dans notre nouvelle Politique commune de la pêche est d'éliminer les rejets, à savoir le rejet par dessus bord des poissons indésirables. </span><span title="This is a one way route to protect valuable fish resources and oblige vessels owners to land all their catches.">C'est l’unique moyen de protéger les précieuses ressources halieutiques et obliger les propriétaires de navires de décharger toutes leurs captures. </span><span title="And of course we need the active involvement of all those involved (decision makers, fishermen, coastal populations, retailers, consumers and taxpayers) who will be enabled by the new tools we have put on the table to play their part in decision-making which">Et bien sûr nous avons besoin de la participation active de tous ceux qui sont impliqués (décideurs, pêcheurs, populations côtières, détaillants, consommateurs et contribuables) qui seront habilités par les nouveaux outils que nous avons mis sur la table de jouer leur rôle dans la prise de décisions qui </span><span title="concerns them.">les concernent.</span> <br />   <br />   <br />  <strong><span title="2.">Dans le même temps comment pouvons-nous faire face aux préoccupations sociales et la préservation d'un secteur économique important ? </span><span title="Is it possible to avoid an opposition between these two concerns?">Est-il possible d'éviter une opposition entre ces deux préoccupations ?</span></strong> <br />  Si les choses ne changent pas, à l'avenir nous perdrons des emplois pour de bon, et pas seulement chez les pêcheurs, l'industrie de la transformation, le transport, les infrastructures portuaires, les enchères et les détaillants seront également affectés. <span title="What we need is healthier and sustainable fish stocks.">Nous avons besoin de stocks de poissons sains et durables. </span><span title="Only then can there be a maximum economic return for fishing communities.">C'est seulement alors qu'il peut y avoir un rendement maximal économique pour le monde de la pêche. </span><span title="Seamen in general and fishermen in particular, often operate in harsh working conditions in order to perform their job and earn a living.">Les marins en général et les pêcheurs en particulier, travaillent souvent dans des conditions difficiles pour gagner leur vie. </span><span title="Work as a fisher is a high-risk and often insufficiently rewarded profession, which however is very important to both EU economy and food supply.">Travailler en tant que pêcheur est un métier à haut risque et souvent insuffisamment récompensé, et est cependant très important à la fois pour l'économie de l'UE et mais aussi pour l'approvisionnement alimentaire. </span><span title="In light of the adverse conditions under which fishers work it is clear that in order to recruit and retain fishermen, we have no choice but to render the profession more attractive than it currently is, by making the profession safer, modernized and better remunerated.">A la lumière des conditions défavorables dans lesquelles les pêcheurs travaillent, il est clair que pour recruter et retenir les pêcheurs, nous n'avons pas d'autre choix que de rendre la profession plus attrayante qu'elle ne l'est actuellement, en rendant la profession plus sûre, plus moderne et mieux rémunérés.</span> <br />   <br />  <span title="I understand that the transition to the new regime can be difficult for some fishing communities.">Je comprends que la transition vers le nouveau régime puisse être difficile pour certaines communautés de pêcheurs. </span><span title="So, I have put forward a new funding mechanism for fisheries and maritime policy, the European Maritime and Fisheries Fund.">Alors, j'ai proposé un nouveau mécanisme de financement de la pêche et de la politique maritime&nbsp;: Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche. </span><span title="This new fund will finance our new EU maritime and fisheries policy towards social cohesion, environmental sustainability, smart growth and new jobs in coastal areas.">Ce nouveau fonds permettra de financer nos nouvelles politiques maritimes et de pêche de l'UE afin d’atteindre la cohésion sociale, la durabilité environnementale, la croissance intelligente et de nouveaux emplois dans les zones côtières. </span><span title="An innovation is that the new proposed simplified framework for decision-making will allow the Member States to devise their own fisheries management regime according to the needs of their own regional specificities with the help of the industry itself!">Une innovation est que le nouveau cadre simplifié proposé pour la prise de décision permettra aux Etats membres de concevoir leur propre régime de gestion des pêches en fonction des besoins et de leurs propres spécificités régionales avec l'aide de l'industrie elle-même!</span> <br />  &nbsp; <br />   <br />  <strong><span title="3.">Les quotas sont l'un des principaux enjeux de la réforme. </span><span title="How do you plan to implement a fair reform in this respect?">Comment prévoyez-vous de mettre en œuvre une réforme juste à cet égard ?</span></strong> <br />  Pour réduire le nombre de navires de pêche en conformité avec les possibilités de pêche existante, la nouvelle PCP prévoit l'introduction de concessions de pêche transférables incluant un certain nombre de garanties afin d'éviter des effets secondaires négatifs. <span title="This will be a system of transferable catch shares, known as 'concessions', which will be introduced as from 2014 for vessels over 12 metres long and all vessels using towed gear.">Ce sera un système de parts cessibles de prises, connu sous le nom de « concessions », qui sera introduit à partir de 2014 pour les navires de plus de 12 mètres de long et tous les navires utilisant des engins traînants. </span><span title="Based on agreed principles at EU level the concessions will be distributed by Member States in a transparent way and will grant their owners an entitlement to a share of the national fishing opportunities for each year.">Basé sur des principes convenus au niveau européen, les concessions seront distribués par les Etats membres de manière transparente et accordera à leurs propriétaires un droit à une part des quotas de pêche nationaux pour chaque année. </span><span title="Operators will be able to lease or trade their concessions within their Member state, not between Member states.">Les opérateurs seront en mesure de louer ou d'échanger leurs concessions dans leur Etat membre, et non pas entre les Etats membres. </span><span title="The concessions will have a minimum validity of 15 years but can be recalled before expiry in case of serious infringement by the holder.">Les concessions auront une validité minimum de 15 ans mais pourront être supprimées avant expiration en cas d'infraction grave par le titulaire. </span><span title="Member States may create a reserve and introduce a fee for the concessions.">Les Etats membres peuvent créer une réserve et introduire une redevance pour les concessions. </span><span title="This new system will give the fishing industry a long-term perspective, more flexibility and greater accountability, while at the same time will contribute to reduce overcapacity of fishing fleet.">Ce nouveau système donnera à l'industrie de la pêche une perspective à long terme, une plus grande flexibilité et une plus grande responsabilisation, et en même temps, contribuera à réduire la surcapacité de la flotte de pêche. </span><span title="Operators will have an incentive to increase their concessions while others may decide to leave the industry.">Les opérateurs seront incités à augmenter leurs concessions tandis que d'autres pourront décider de quitter cette industrie. </span><span title="It is predicted that incomes could rise by over 20% and crew wages by between 50% and over 100% by 2022 under this system.">Il est prévu que les revenus pourraient augmenter de plus de 20% et les salaires de l'équipage entre 50% et plus de 100% en 2022 grâce à ce système.</span> <br />   <br />   <br />  <strong><span title="4.">Il semble que les stocks de nos mers ne soient pas suffisants pour nourrir l'Europe, et que nous devons importer du poisson. </span><span title="How could we solve this problem?">Comment pouvons-nous résoudre ce problème ?</span></strong> <br />   <br />  <span title="When the resource fished in our waters is not sufficient then we need to ensure seafood resources from imports on the one hand, but also from aquaculture.">Lorsque la ressource pêchée dans nos eaux n'est pas suffisante alors nous avons besoin pour assurer nos ressources en fruits de mer des importations d'une part, mais aussi de l'aquaculture. </span><span title="The EU, being the world's largest importer of fisheries products must act abroad as at home, hence the external fisheries policy must be an integrated part of the Common Fisheries Policy.">L'UE étant le plus grand importateur mondial de produits de la mer, elle doit agir à l'étranger comme à la sur son territoire, d'où le fait que la politique extérieure de la pêche doit être une partie intégrante de la PCP. </span><span title="In international and regional organisations, the EU will therefore advocate the principles of sustainability and conservation of fish stocks and marine biodiversity as well as the social and employment rights and of course the sanitary requirements applied in EU for safety food.">Dans les organisations internationales et régionales, l'UE va donc défendre les principes de durabilité et de conservation des stocks de poissons et la biodiversité marine, ainsi que l'emploi et les droits sociaux, et bien sûr les exigences sanitaires appliquées dans l'Union européenne pour la sécurité alimentaire. </span><span title="And of course we will establish alliances and undertake actions with key partners to combat illegal fishing and reduce overcapacity.">Et bien sûr, nous allons établir des alliances et entreprendre des actions avec des partenaires clés pour lutter contre la pêche illégale et réduire la surcapacité.</span> <br />   <br />  <span title="For aquaculture we will enhance the increase of production and supply of seafood that becomes from aquaculture activities in the EU, thus boosting growth in coastal and rural areas.">Pour l'aquaculture, nous viserons à favoriser l'augmentation de la production et la fourniture de fruits de mer issus des activités d'aquaculture dans l'UE, renforçant ainsi la croissance dans les zones côtières et rurales. </span><span title="There is a really great potential for the further development of aquaculture in the EU.">Il y a un vraiment un important potentiel pour le développement de l'aquaculture dans l'UE. </span><span title="By 2014, Member States will draft national strategic plans to remove administrative barriers and uphold environmental, social and economic standards for the farmed-fish industry.">En 2014, les Etats membres élaboreront des plans stratégiques nationaux pour supprimer les obstacles administratifs et respecter normes environnementales, sociales et économiques pour l'industrie d'élevage de poissons.</span> <br />   <br />  <span title="I believe that our new Common Fisheries Policy will ensure our fish for the future and revive the viability and prosperity of the EU coastal communities.">Je crois que notre nouvelle Politique commune de la pêche préservera notre poisson pour l'avenir et améliorera la viabilité et la prospérité des populations côtières de l'UE. <br />   <br />   <br />  <em>Entretien traduit de l'anglais.</em></span> <br />  
     </div>
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   <link>http://www.generation112.eu/Maria-Damanaki-la-durabilite-est-au-coeur-de-la-reforme-Politique-commune-de-la-peche_a443.html</link>
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   <title>Florence Autret - La Tribune</title>
   <pubDate>Mon, 05 Dec 2011 15:10:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Arezki Yaiche</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Café Schuman]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Régulièrement, nous allons à la rencontre d'un observateur privilégié de l'actualité européenne à Bruxelles. Une dizaine minutes et trois questions pour décrypter les moments forts de l'agenda institutionnel européen, en détailler les forces en présence et les enjeux pour l'Union européenne.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.generation112.eu/photo/art/default/3507269-5052077.jpg" alt="Florence Autret - La Tribune" title="Florence Autret - La Tribune" />
     </div>
     <div>
      Cette semaine nous sommes allés à la rencontre de Florence Autret, journaliste indépendante française, correspondante à Bruxelles pour notamment les publications financières de l’AGEFI (quotidien et hebdomadaire) et le quotidien économique la Tribune et auteur de "Terminus pour l'euro", la fiction parue cet été dans le journal Le Monde sous le pseudo de Philae. <br />   <br />  L'occasion pour nous dans un café du quartier des institutions européennes à Bruxelles d'aborder les points chauds de l'actualité européenne : <br />  &nbsp; <br />  - A une semaine du sommet européen du 8 et 9 décembre y-a-t-il matière à paniquer ? <br />   <br />  - Le Président français et la Chancelière allemande ont réaffirmé leur volonté commune d'aller vers une plus grande intégration impliquant un renforcement du contrôle des budgets nationaux et des sanctions automatiques le tout en réformant les traités européen. Est-ce suffisant ? Quelles sont les alternatives ? <br />   <br />  &nbsp; <br />  <strong>Florence Autret</strong> nous éclaire sur les enjeux économiques et politiques à venir pour la zone euro et l'Union européenne dans son ensemble. <br />   <br />   <br />  <em>Café Schuman est une émission enregistrée à Bruxelles et présentée par Arezki Yaiche</em> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.generation112.eu/downloads/">Téléchargez l'émission en podcast</a>  <br />   <br />  <a class="link" href="http://www.generation112.eu/Cafe-Schuman_r46.html">Retrouvez l'ensemble des émissions "Café Schuman"</a>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>http://www.generation112.eu/Florence-Autret-La-Tribune_a442.html</link>
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   <title>Entre Europe des nations et Europe communautaire, le coeur de Merkozy balance !</title>
   <pubDate>Fri, 02 Dec 2011 16:09:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Anne-Sophie Michel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Edito]]></dc:subject>
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      Le décalage est frappant: tandis qu'hier soir N. Sarkozy a vanté les mérites de l'Europe des nations et la méthode inter gouvernementale qui serait notre seul salut, A. Merkel, ce matin devant le Bundestag, est rapidement revenue sur cet engouement pour l'inter gouvernementalisme prônant une réforme de l'Union européenne (UE) basée sur un renforcement des pouvoirs de sanction de la Commission européenne et de la Cour de Justice européenne. <br />  A la diplomatie à l'ancienne voulue par le président français, A. Merkel privilégie la culture de la discipline par le biais de la Commission européenne. <br />  &nbsp; <br />  Entre inter gouvernementalisme et méthode communautaire il faut choisir ! Tout au long de l'histoire de la construction européenne, ces deux modes de gouvernance ont co existé, mais l'un a toujours prévalu sur l'autre. Le problème aujourd'hui, c'est qu'aucun de nos dirigeants n'a réellement de vision européenne. Pire, certains sont confus et mélangent tout: N. Sarkozy par exemple, qui n'est pas à une contradiction près, peut évoquer dans un même discours la mise en place de l'Europe des nations - ce qui revient à nier l'existence même de l'UE fondée sur des institutions supranationales censées représenter l'intérêt commun - avant de demander le renforcement de la prise de décision à la majorité qualifiée (au lieu de l'unanimité) ce qui est l'inverse même de la méthode inter gouvernementale puisque chaque Etat perd son "droit de veto". <br />   <br />  Avec de telles approximations, le tandem franco-allemand parait plus fragile que jamais. Ce à quoi nous devons nous attendre la semaine prochaine, avant le conseil européen des 8 et 9 décembre, c'est une proposition de réforme des traités sur un modèle allemand, une réforme discutée à huis clos, sans débat et qui ne fera, comme les traités précédents, qu'accentuer le fossé entre les citoyens européens et l'UE. A quand un véritable débat et l'organisation d'une conférence interparlementaire, comme l'ont voté hier les députés européens en session plénière, rassemblant les parlements nationaux et le Parlement européen pour discuter des orientations politiques, économiques, sociales à prendre, et finalement peut être enfin parler du projet européen que nous voulons? 
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